Non catégorisé

Jeudi 11 novembre 4 11 /11 /Nov 15:51

FOR IMMEDIATE RELEASE

Wiesenthal Centre at Paris Copernic Synagogue Bombing Extradition Hearings

 

Ottawa, 10 November 2010

On 30th October 1980, a motorbike bomb exploded outside the Rue Copernic synagogue in Paris, leaving four dead and 46 wounded, some grieviously.

The suspect, Hassan Diab - a Lebanese born Palestinian allegedly affiliated to the Popular Front for the Liberation of Palestine - is facing hearings on a French extradition request that he be tried before a Paris court.

Diab evaded charges for 28 years, living comfortably as an Ottawa University Sociology Professor. Arrested in 2008, attempts to extradite have been twice delayed.

The Simon Wiesenthal Centre's Director for International Relations, Dr. Shimon Samuels - participating in the Inter-Parliamentary Coalition to Combat Antisemitism - walked the six blocks from the Canadian Parliament to courtroom 34 of the Ottawa Federal Tribunal.

Amid Islamist and extreme-left supporters of Diab, Samuels went through the rigourous security examination. Once seated, he was horrified at the filibuster-style discourse of the defence counsel, dissecting the multiple English interpretations of the French subjunctive in the extradition documents. There followed ad hominem attacks on their author, the French investigating magistrate, and the legal system of France: "a foreign state that comes to Canada to deny its citizens their liberty".

The Judge has indicated that the proceedings can last for six weeks.

In an open appeal to the Canadian justice system, Samuels urged that the proceedings be focussed on the extradition and sensitive to the context, that:

- this is not a tribunal on the Palestine-Israel conflict. It concerns terrorism and all its victims - Jewish, Muslim and any other indiscriminate targets.

- French Prime Minister Raymond Barre's response to Copernic was an offensive statement that 'an attack set to strike Jews in a synagogue, hit innocent French people crossing the Rue Copernic'. The Rabbi, visiting the wounded in hospital, was told ' build your synagogues on the Paris outskirts where they will not endanger innocent Frenchmen'.

- These hearings must not become a vehicle for the glorification of a terrorism suspect and the extraterritorialization of the victims.

- France demands Diab's extradition to bring closure to the families of the Copernic victims and wounded, who have been denied justice for thirty years. If Diab's defence demonstrates his innocence, the French court is competent to guarantee his rights and will acquit him.

- Thousands of French Jews, apprehensive of resurgent antisemitism in their country of birth, have become 'new Canadians'. Their hopes will be betrayed by constant delays in extradition and a festering iconization of Diab for a political cause".

Samuels added, " we hope for a rapid resolution of this case. Simon Wiesenthal would request in cases of mass murder, the removal of the blind statue of Justice, bearing the scales that symbolize equilibrium between crime and punishment. How can there be an adequate penalty, when the perpetrator has enjoyed thirty years over the fate of his victims?".

"However, in such unresolved crimes as terror, thirty years or even seventy years later, longevity cannot be a pretext for impunity", concluded the Centre.

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Mardi 12 octobre 2 12 /10 /Oct 22:24

Copernic, leçons à tirer de l’histoire - Irwin Cotler,Député Canadien et ancien ministre de la Justice du Canada Synagogue rue Copernic,Paris, le 3 octobre 2010


Je suis honoré de participer à la cause commune qui nous rassemble ici aujourd’hui– la lutte contre la haine, contre l’antisémitisme, contre le terrorisme, contre l’impunité, contre l’indifférence – qui s’insère dans le grand combat pour la justice et la dignité humaine.
Je me souviens d’un enseignement crucial que mes parents m’ont donné – et qui est tout-à-fait approprié à l’occasion : mon père me répétait souvent : la quête de la justice est plus importante que tous les commandements réunis– et cette notion doit être transmise de génération en génération.
Et ma mère y allait toujours d’un ajout important. Comme elle le disait : si tu veux t’engager dans la quête de la justice, tu dois être conscient, tu dois sentir, ressentir l’injustice; autrement, la quête de la justice n’est qu’une notion théorique, un principe abstrait.
Nous nous réunissons à un moment historique de souvenir et de remémoration, un moment de témoignage, et de mise en garde :
dans la foulée du soixante-quinzième (75e) anniversaire de le promulgation des Lois raciales de Nuremberg – de la mise en œuvre du racisme en tant que loi en Allemagne; de la légalisation de l’antisémitisme;
à l’occasion du soixante-dixième (70e) anniversaire de l’adoption de la Lois de Vichy qui ont érigé l’antisémitisme au statut de loi en France;
à la veille du soixantième (60e) anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention sur le génocide de l’ONU – la «  Convention ‘plus jamais’ » – qui a été violée encore et encore.
Et, bien sûr, à l’occasion du trentième (30e) anniversaire de l’attentat de la rue Copernic, tragique événement que nous commémorons aujourd’hui.
Et, donc, en cet anniversaire, ô combien important – du devoir de se souvenir, de la responsabilité de prévenir et de l’obligation d’agir –, nous devons nous demander ce que nous avons appris et ce que nous devons faire.
Comme l’a très bien exprimé Sören Kierkegaard, « On ne peut comprendre la vie qu'en regardant en arrière; on ne peut la vivre qu'en regardant en avant. » Je voudrais donc brièvement revisiter le passé à la lumière des événements historiques que je viens de citer, et partager avec vous quelques leçons à en tirer.
La première leçon durable de l’Holocauste et des génocides qui ont suivi, de Srebrenica au Rwanda, et au Darfour, est qu’ils ont été rendus possibles non seulement à cause de l’industrie de la mort, mais aussi à cause de la haine promue par l’État.
Comme l’a reconnu la Cour suprême du Canada, et les tribunaux pénaux internationaux pour l’ancienne Yougoslavie et le Rwanda, l’Holocauste n’a pas commencé dans les chambres à gaz – il commencé avec des mots.  Pour citer la Cour suprême du Canada, « L'horreur du génocide qu'était l'Holocauste a été rendue possible par l'incitation délibérée à la haine contre les juifs et d'autres minorités. ». Selon la Cour, c’est là « la réalité concrète et horrifiante de l'Histoire. »
Or, nous sommes témoins aujourd’hui, une fois de plus, d’une incitation à la haine et au génocide sanctionnée par l’État, qui a pour épicentre l’Iran d’Ahmadinejad – et je fais la différence entre le président Ahmadinejad et les Iraniens, qui sont eux-mêmes l’objet d’une répression intérieure massive.
 
Nous sommes aujourd’hui témoins de la convergence toxique de la promotion du crimes le plus odieux, soit le génocide, enchâssé dans la haine la plus virulente, soit l'antisémitisme, symbolisée par la parade dans les rues de Téhéran d'un missile Shahab-3 sur lequel on pouvait lire « Rayons Israël de la carte », avertissant les musulmans qui reconnaissent l’existence d’Israël qu'ils vont brûler dans l'oumma de l'Islam, et où le président Ahmadinejad nie la réalité de l’Holocauste alors qu’il lance un appel à un nouvel holocauste au Moyen-Orient.
 
Soyons clairs : Iran a déjà commis crime d’incitation au génocide, prohibé par la Convention sur le génocide. Prendre des mesures pour éviter qu’il se produise, comme nous y exhorte la Convention sur le génocide, n’est pas une option stratégique, mais une obligation légale internationale de la plus haute importance. Ahmadinejad ne devrait pas être le bienvenu aux Nations Unies . En fait, sa place est sur le banc des accusés.
La deuxième leçon est celle des dangers de l’indifférence et des conséquences de l’inaction. Car l’Holocauste et les génocides qui ont suivi se sont produits non seulement à cause de la culture de la haine sanctionnée par l’État, mais aussi à cause de crimes d’indifférence et de conspirations du silence. Ce qui rend le génocide rwandais si horrible, c’est non seulement l’horreur du génocide, mais le fait qu’il était évitable. Nul ne peut dire que nous ne savions pas, car nous savions, mais nous n’avons rien fait. Tout comme nul ne peut dire que nous ne savons pas ce qui se passe au Darfour. Nous savons, mais nous ne faisons rien pour protéger les victimes – nous ne tenons aucun compte des leçons de l’histoire.
Là encore, comme nous le rappelle Elie Wiesel, l’indifférence et l’inaction reviennent toujours à se ranger du côté du bourreau, jamais du côté de la victime. Soyons c lairs : se montrer indifférent devant le mal revient non seulement à y donner son assentiment, mais aussi à s’en faire complice.
La troisième leçon est celle du danger d’une culture de l’impunité. Si le siècle dernier était celui des atrocités, c’était aussi celui de l’impunité. Peu d’auteurs de ces crimes ont été traduits en justice. Tout comme il ne saurait y avoir de sanctuaire pour la haine ou de refuge pour le sectarisme, il ne peut y avoir d’asile pour les criminels de guerre et pour les auteurs du pire des crimes contre l’humanité.
En exemple d’une culture de l’impunité de nos jours, la justice argentine a statué que les dirigeants iraniens – Ahmad Vahidi compris – étaient responsables de la planification et de la perpétration de la pire atrocité terroriste commise en Argentine depuis la Deuxième Guerre mondiale, à savoir l’attentat à la bombe contre le centre communautaire juif (l’AMIA) en 1994, où 85 personnes ont trouvé la mort et 300 ont été blessées. Pourtant, ce même Ahmad Vahidi – sous mandat d’arrêt d’INTERPOL – a  été nommé ministre de la Défense de l’Iran et chargé de superviser le programme d’armement nucléaire de ce pays.
La quatrième leçon traite du danger de l’antisémitisme.
Si l’Holocauste est le paradigme du mal extrême, l’antisémitisme est le paradigme de la haine extrême.
Au fond, la thèse que j'entends démontrer aujourd'hui est la suivante: nous assistons de nos jours à l'émergence d'un antisémitisme nouveau, sophistiqué, mondialiste, virulent et même mortel qui rappelle le climat des années 1930 et qui est sans parallèle ni précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
En effet, c'est cette pandémie de l'antisémitisme, comme on l'a appelée, qui a amené le lauréat Nobel de la Elie Wiesel, homme ordinairement de grande retenue, à déclarer récemment, et je ci te:
J'aimerais vous faire part du sentiment d'urgence que l'antisémitisme éveille en nous et nous impose. Je dois vous avouer que je ne me suis pas senti comme je me sens maintenant depuis 1945. Je pense que nous avons des raisons d'être inquiets et même d'avoir peur... Le moment est venu de mobiliser les efforts de l'humanité entière.
Cette émergence et cette intensification de l'antisémitisme qui ont inspiré la déclaration inquiète d'Elie Wiesel ont amené 125 parlementaires de plus de 40 pays à assister à la conférence historique de Londres, en février 2009, qui a vu la fondation de la Coalition interparlementaire de lutte contre l'antisémitisme et qui a abouti à l'adoption de la Déclaration de Londres sur la lutte contre l'antisémitisme.
Je recommande à tous les parlementaires et au public français, pour ne nommer que ceux-là, la lecture de ce document, l'un des textes de base les plus importan ts dont nous disposions pour comprendre et même combattre l'antisémitisme.
Comme il est écrit à la fin de la Déclaration même de Londres, et je cite:
Nous sommes alarmés par la résurrection du langage antique des préjugés et de ses manifestations modernes — dans la rhétorique et les actions politiques — contre les Juifs, la croyance et les dirigeants juifs et contre l'État d'Israël.
Le moment est venu non seulement de sonner l'alarme, mais d'agir, car l'histoire nous l'a trop bien démontré: ça commence par les Juifs, mais ça ne s'arrête jamais à eux. L'antisémitisme est le canari dans le puits de la mine du mal, et il nous menace tous.
La cinquième leçon vise le terrorisme raciste contre les Juifs.
Il est ici question d’incitations à la violence et au terrorisme visant les Juifs comme cibles d’actes de terrorisme international. Les attaques terror istes commises en Israël dans l’année ayant précédé le 11 septembre – ciblant des écoles, des synagogues, des quartiers résidentiels, des autobus, et des restaurants juifs- ne furent pas prises en compte par la communauté internationale, bien qu’elles aient fait beaucoup plus de victimes – en fait, six (6) fois plus – que le 11 septembre, proportionnellement au nombre d’habitants respectifs.
D’ailleurs, l’ « inventaire » des attentats terroristes dans le monde de l’après-11 septembre – à Bali, à Madrid, et à Londres – et l’ « inventaire » des victimes du terrorisme tendaient à minimiser, voire à ignorer, la dimension spécifique du terrorisme antisémite.
Cela a eu pour effet de laisser l’impression choquante que ces actes terroristes commis contre des Juifs n’étaient pas considérés comme des actes terroristes, ou que les victimes juives des ces attentats n’étaient par réellement des victimes.
La si xième leçon à tirer de l’Holocauste est qu’il a pu se produire non seulement à cause de la « bureaucratisation du génocide », comme l’a dit Robert Lifton, mais aussi à cause de la trahison des clercs – de la complicité des élites – médecins, dirigeants de l’Église, juges, avocats, ingénieurs, architectes, éducateurs, et ainsi de suite. Les crimes de l’Holocauste étaient donc aussi les crimes des élites de Nuremberg.
Il suffit, en fait, de lire le livre de Gerhard Muller « La Justice d’Hitler » pour apprécier la complicité et la criminalité des juges et des avocats, ou de lire le livre de Robert-Jan van Pelt sur l’architecture d’Auschwitz, pour découvrir avec épouvante que des ingénieurs et des architectes ont participé jusque dans les moindres détails à la conception des camps de la mort. Les crimes de l’Holocauste étaient donc aussi les crimes des élites de Nuremberg.
Il nous incombe donc de dire la vérité aux élites, et de les tenir pour responsables de cette vérité.
La septième leçon est celle du danger de la vulnérabilité des plus démunis et de l’impuissance des populations vulnérables, comme en témoigne le tri opéré en d’autres temps au nom de l’hygiène raciale nazie – les lois de stérilisation, les lois raciales de Nuremberg et le programme d’euthanasie – et visait ceux « dont la vie ne méritait pas d’être vécue ».
Il est de notre responsabilité à tous, en tant que citoyens du monde, de donner une voix à ceux qui n’en ont pas, de faire en sorte que ceux qui ne le peuvent pas puissent agir, que l’on parle des handicapés, des pauvres, des personnes âgées, des femmes victimes de violence ou des enfants brutalisés, qui sont les plus vulnérables d’entre tous. En fait, la leçon la plus importante sans doute pour moi en matière de droits de la personne, c’est ma fille, qui avait alors 15 ans, qui me l’a donnée en me disant : « Papa, si tu veu x connaître le vrai critère par rapport aux droits de la personne, demande-toi toujours, dans n’importe quelle situation, où que ce soit dans le monde, 'est-ce que c’est bien pour les enfants? Est-ce que ce qui se passe est bon pour les enfants?' C’est cela, papa, le vrai critère des droits de la personne. »
Conclusion
Pour conclure, je fais le vœu que ce rassemblement aujourd’hui ne soit pas seulement l’occasion de nous souvenir, de tirer des leçons, mais qu’il soit surtout un rappel que ces leçons ne doivent pas rester lettre morte, car il est de notre responsabilité de parler, et d’agir; de protéger, et de prévenir.
Ainsi donc, nous devons nous remémorer. Ainsi, nous devons nous engager :
À ne plus jamais rester indifférent devant l’incitation et la haine;
À ne plus jamais demeurer silencieux face au mal;
À ne plus jam ais être indulgent à l’égard du racisme et de l’antisémitisme;
À ne plus jamais fermer les yeux face au désespoir des plus vulnérables; et
À ne plus jamais demeurer insensible aux atrocités de masse et à l’impunité.

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Mardi 5 octobre 2 05 /10 /Oct 20:23
À l’issue du colloque organisé par le CRIF, l’ULIF et le Centre Simon Wiesenthal,  sur « l’attentat de la rue Copernic. Se souvenir, comprendre, juger » : le dimanche 3 octobre à Paris, une commémoration a eu lieu devant la synagogue de l’ULIF, 24 rue Copernic.
 
Après une intervention de Richard Prasquier (à lire dans la rubrique « Commentaires » de la newsletter du CRIF), Gilles Bernheim a constaté que « ce qui n’a pas changé depuis 1980, c’est la protection des synagogues et des lieux juifs ». Le Grand rabbin de France a déclaré que « les Juifs aspirent à la normalité », espérant la fin de la présence policière.
 
Gilles Bernheim a formulé un triple souhait à l’occasion de la nouvelle année juive : la fin des violences ; la paix entre Israéliens, Palestiniens et les autres peuples de la région ; la réaffirmation de l’attachement des Juifs à la République.
 
François Fillon a lui aussi tenu à commémorer  ce « jour sombre où l’âme de la France a saigné ». Le Premier ministre se souvient d’avoir regretté de ne pas avoir entendu « les autorités trouver les mots justes »… « À l’époque, il n’y avait que des victimes, voilà ce qui aurait dû être dit ». « Je suis là pour vous dire que la République n’oublie pas : ni le visage des disparus, ni la souffrance des vivants », a ajouté le chef du gouvernement, qui a rappelé que « la France ne se démobilise pas, sa police reste en action, sa justice se tient prête ». Il a souhaité que l’auteur présumé de l’attentat du 3 octobre 1980 soit extradé du Canada.
 
« Des braises de l’antisémitisme brûlent encore. Notre fermeté doit demeurer intacte », a martelé François Fillon pour lequel la « France de la Liberté, de l’Egalité, de la Fraternité », refuse les chemins de complaisance.
 
De très nombreuses personnalités du monde politique et de la société civile avaient tenu à s’associer à cette commémoration. Parmi elles : Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, Jean-Paul Huchon, président du Conseil Régional d’Ile-de-France, Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, Claude Goasguen, député-maire du 16ème arrondissement, Bernard Debré, député du 16ème arrondissement, Pierre Aidenbaum, maire du 3ème arrondissement, Philippe Karsenty, adjoint de Neuilly sur Seine, Simone Veil, présidente d’honneur de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Robert Badinter, ancien Garde des Sceaux.
 
On notait également la présence de Claude Bloch, président de l’ULIF et Lucien Finel, président honoraire de l’ULIF,  Richard Odier, Président et Shimon Samuels, directeur international du Centre Simon Wiesenthal, Joël Mergui, président du Consistoire central et de Paris, René-Samuel Sirat, ancien Grand rabbin de France, Valérie Hoffenberg, représentante spéciale de la France pour la dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix, Michel Gaudin, préfet de police, Mohammed Moussaoui, président du CFCM, Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris, représentant Mgr André Vingt-Trois, Patrick Lozès, président du CRAN, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, Hervé-Karim Benkamla, délégué des Musulmans laïques, Françoise Rudetzki, présidente de SOS Attentats.
 
Richard Prasquier était accompagné par une importante délégation du CRIF composée entre autres par Ariel Goldmann, Meyer Habib, Francis Kalifat, Raoul Ghozlan Marc Zerbib, Serge Klugman, David Fuchs, Claude Hampel, Haïm Musicant et Eve Gani.
 
(La newsletter présente par avance ses excuses aux nombreuses personnalités qui étaient présentes et qui auraient échappé à son attention).
 
Photo : © 2010 Alain Azria
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Mardi 5 octobre 2 05 /10 /Oct 20:19
Discours de François Fillon à la cérémonie de commémoration de l’attentat de Copernic, dimanche 3 octobre 2010
04/10/10
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- - Thème: Discours


 

 

 

« Mesdames et Messieurs,
 
C’est la commémoration d’un jour sombre de notre histoire qui nous rassemble aujourd’hui, dans une rue chargée d’émotion.
 
Ici l’âme de la France a saigné. Il y a de cela 30 ans.
 
C’était pourtant un beau jour d’automne, ce vendredi 3 octobre.
 
Il est aux alentours de 18h30.
 
On sort des bureaux, la foule s’engouffre dans les métros, les magasins commencent à ranger leurs étals, les squares des enfants ferment leurs grilles. Paris finit sa journée.
 
Dans la synagogue, les fidèles sont rassemblés comme chaque veille de shabbat.
 
Les prières se mêlent paisiblement aux bruissements de la ville, elle qui depuis des siècles abrite la très ancienne communauté juive.
 
Et puis soudain, l’explosion sèche et violente qui vient foudroyer la vie et frappe - dans la rue, dans la synagogue, dans les habitations et les commerces voisins.
 
Je me souviens de ce vendredi 3 octobre.
 
Penché sur ma radio, comme tant d’autres Français, je découvre avec effroi ces cris, ces sanglots, ces premiers témoignages couverts par des sirènes hurlantes.
 
Je me souviens d’avoir ressenti un choc devant les images d’un quartier dévasté.
 
Un dégoût aussi devant ce crime perpétré au coeur de Paris, au coeur de la France.
 
Le regret également de ne pas entendre les autorités trouver les mots justes.
 
Quarante ans après l’instauration du révoltant statut des juifs par le régime de Vichy, trente-cinq ans après la fin des horreurs de la Seconde guerre mondiale, nul ne pouvait imaginer que le cauchemar pourrait recommencer; que l’on pourrait encore, sur le sol de France, craindre pour sa vie du seul fait de son appartenance à la communauté juive.
 
Les terroristes ont tué, ils ont blessé, mêlant indistinctement dans le sang provoqué par leur folie meurtrière, des citoyens de toutes origines, de toutes confessions, de tout âge.
 
Jean-Michel BARBÉ, Philippe BOUISSOU, Hilario LOPEZ FERNANDEZ, Aliza
 
SHAGRIR : avec ces quatre noms ressurgissent les destins écorchés de quatre vies, quatre vies volées qui murmurent à jamais leur innocence, quatre vies qui, aujourd’hui encore, réclament justice, comme les dizaines de blessés de l’attentat de la rue Copernic et leurs familles.
 
Je suis là pour vous dire, au nom du Gouvernement et au nom de la France, que la République n’oublie pas : ni le visage des disparus, ni la souffrance des vivants.
 
Nous le savons, l’enquête fut difficile.
 
Et au malaise de ne pas avoir pu identifier immédiatement les coupables, enfuis au Proche-Orient, devait s’ajouter la souffrance de ne pas les avoir encore arrêtés et condamnés.
 
Mais la France ne se démobilise pas; sa police reste en action; sa justice se tient prête.
 
Nous attendons désormais que l’auteur présumé de l’attentat, contre lequel un mandat d’arrêt international a été délivré en 2008, puisse être extradé par le Canada pour que la justice se  prononce enfin.
 
Mesdames et messieurs,
 
Concéder aux assassins de la rue Copernic un but politique, ce serait conférer au geste de tueurs un soupçon de circonstances atténuantes. Or rien, absolument rien, ne justifie leur meurtre, pas même les épreuves du conflit israélo-palestinien.
 
Non, rue Copernic, la question du «pourquoi ?» nous renvoie simplement et froidement à la haine antisémite.
 
Cette haine a traversé par le passé la France et l’Europe, et ces heures sombres nous ont alerté à jamais sur ses terribles méfaits.
 
Cette haine prend aujourd’hui d’autres visages, d’autres chemins indignes.
 
Des cimetières juifs sont encore souillés, des citoyens portant la kippa doivent parfois presser le pas, des injures abominables sont propagées sur internet, des adolescents sont brutalisés pour ne pas avoir caché sous leur chemise l’étoile de David.
 
Les braises de l’antisémitisme brûlent encore.
 
Notre fermeté doit demeurer intacte.
 
La République est et sera toujours intraitable à l’égard de l’antisémitisme, du racisme, de la xénophobie, tous ses maux qui salissent le visage de la France.
 
La République n’est pas et ne sera jamais indulgente à l’égard de ceux qui veulent la diviser.
 
La France n’est pas une race, elle n’est pas une mosaïque, elle est un destin commun.
 
Par delà nos différences spirituelles ou nos origines, nous sommes tous les membres d’une même famille; nous sommes de la même nation, fière, libre et tolérante.
 
Rue Copernic, dans le souffle de l’explosion, juifs et non juifs, il n’y avait que des victimes.
 
Voilà la vérité. Voilà ce qui aurait dû être dit à l’époque.
 
La France, comme toutes les grandes démocraties et comme toutes les nations dont la voix compte, est exposée aux risques du terrorisme depuis longtemps, et elle le demeure.
 
J’ai reçu mardi dernier les présidents de groupes de l’Assemblée nationale et du Sénat pour leur exposer la situation.
 
Sans être alarmiste, la vigilance est de mise.
 
Et cette vigilance se forge dans le souvenir des victimes car la mémoire des morts nous
 
rappelle à nos devoirs comme elle nous oblige à la lucidité. Lucidité sur les fragilités de la paix, lucidité sur la détermination de ses adversaires.
 
Ici, nos pensées se tournent vers toutes les victimes du terrorisme.
 
La liste est longue, trop longue pour que je puisse évoquer ici tous les lieux, mais surtout toutes ces femmes et tous ces hommes qui en furent les cibles. Comme la tradition juive nous y invite, ils mériteraient pourtant d’être cités un à un, comme autant de vies sacrées ôtées à la Vie.
 
Mesdames et messieurs,
 
La solidité de notre démocratie ne dépend pas seulement de nos institutions, elle dépend aussi de notre force de caractère.
 
Le mal triomphe devant la peur, devant l’insouciance, devant l’inaction des hommes de bien.
 
Mais il échoue toujours devant leur courage.
 
La France de la liberté, la France de l’égalité et de la fraternité, cette France là nous oblige.
 
Elle nous oblige à refuser ses chemins de complaisance qui, de compromis en compromission, conduisent à la déroute de nos principes.
 
Elle nous oblige au souvenir. Au recueillement. Au rassemblement.
 
Aujourd’hui, 30 ans après les faits, c’est la France toute entière qui, à vos côtés, se penche sur la destinée brisée des innocents fauchés par la haine.
 
30 ans après les faits, la République n’oublie pas, n’oublie rien, et, ce faisant, elle s’arme de fermeté pour défendre ses valeurs. »
 
Photo : © 2010 Erez Lichtfeld
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Mardi 5 octobre 2 05 /10 /Oct 20:17

30th Anniversary of Paris Copernic Synagogue Bombing: “Wiesenthal Centre Seeks Freeze of Perpetrators’ Assets to Compensate Victims” by Shimon SAMUELS - International Director of the SWC

 

Paris, 4 October 2010

The Simon Wiesenthal Centre-France co-organized a 30th anniversary
commemoration of the Copernic bombing at the synagogue, entitled
"Remember, Analyze, Judge". On 3 October 1980, the attack, then
attributed to neo-Nazis killed four in the street and wounded forty-two
worshippers inside the synagogue building. The attack was later traced to the Popular Front for the Liberation of Palestine-Special Operations
(PFLP-SO), then based in Lebanon.

Prime Minister Raymond Barre at the time, called the attack "a heinous act against Jews in a synagogue that struck four innocent Frenchmen crossing the street."

Current Prime Minister, François Fillon, at 6h38 pm – the moment of the explosion - redressed the injury, acknowledging the French
identity of all the victims, Jew and Gentile. He lamented the continuing aggressions “against Jewish cemeteries, those who publicly wear “kippot” or do not hide their stars of David, and the constant antisemitic abuses on the Internet.”

Most speakers addressed the French request to Canada for extradition of the principal suspect, Hassan Diab, a former university lecturer in Ottawa.

Judge Jean-Louis Bruguière, a terrorism expert, who was for a long time responsible for the case, saw the anniversary as the “day we exit the tunnel...justice in democracies must not serve the cause of the
intolerable. Canada must grant a solution to the Copernic affair.”

Former Canadian Justice Minister, currently MP, Irwin Cotler, invoked the pursuit of justice and the danger of a culture of impunity. "Few perpetrators of such crimes have been brought before a court...there can be no refuge for criminals against humanity" He regretted that "inventories of terrorist attacks and their victims - Bali, Madrid, London - tend to ignore the specific dimension of antisemitic terrorism, leaving the impression that the Jewish victims of such attacks are not really victims...today's gathering stresses that the lesson cannot remain a dead letter. It is incumbent on us to speak out, act, protect and prevent". The ceremony, almost coinciding with the 60th anniversary of the United Nations Genocide Convention, Cotler focussed on its violations by Iranian President Ahmadinejad.

President of AMIA, Guillermo Borger, drew parallels between the Copernic bombing and the 1994 attack on his Buenos Aires Jewish welfare centre, which left 85 dead and hundreds wounded. Two successive Argentine Presidents,from the podium of the UN General Assembly, have emphasised their demand for the extradition of seven Iranians complicit in the atrocity.

Centre Simon Wiesenthal-France President, Richard Odier, movingly spoke of the impact of Copernic on his generation: "Though a child, this was the first time I felt different and understood what persecution as a Jew could mean". The Copernic effect led him to human rights agendas and, especially to campaign for Rwanda and Darfur.

The Centre’s Director for International Relations, Dr.Shimon
Samuels, proposed that “within an eventual class action suit on behalf of French victims of Middle Eastern terrorism, the global assets of the PFLP – a constituent member of the Palestine Liberation Organization
(PLO)- and those of Hassan Diab, following his extradition to France, be ordered frozen as compensation to Copernic survivors and victims' families.”

“For thirty years, justice has been denied the Copernic community.
Psychological closure requires the extradition of Hassan Diab to face a
French court – exactly as AMIA has waited for 16 years the arrest of the Iranian accomplices to that atrocity...The trauma of Copernic persists as the precursor for subsequent post-Holocaust pogroms, from Djerba to Istanbul to Mumbai – no perpetrator was ever arrested and justice is still in waiting", concluded Samuels.

Simon Wiesenthal’s indefatigable commitment to bringing Nazi war
criminals before the bar of justice, sets guidelines for the Centre that bears his name,to examine current judicial measures for the prosecution of terrorists – the contemporary criminals against humanity.

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